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La fin programmée du numerus clausus sonne-t-elle le glas des prépas PACES?

Article publié le 20 Sep 2018 •

NON, La fin du numerus clausus, ne rendra pas les prépas caduques ou inutiles comme on peut l’entendre ici ou là… 

Plusieurs raisons, qu’il convient de rappeler, amènent à penser que c’est une opportunité à saisir pour les prépas et pour les étudiants.

La fin du numerus clausus ne signifie pas la fin de la sélectivité en PACES

« Le système restera sélectif, il n’est pas question de rogner sur l’excellence de la formation de nos étudiants en santé, » (E. MACRON)

Tout est dit, les études de santé sont déjà parmi les plus sélectives, et elles le resteront. En d’autres termes, l’accès aux études de santé restera une filière d’excellence avec un haut niveau d’exigence. Il s’agira d’accompagner des étudiants (re)motivés par la fin du numerus clausus dans une filière toujours très sélective, et pour laquelle ils devront donner le meilleur d’eux-mêmes — sans doute dans un dispositif de formation rendu plus intéressant et dans lequel la pédagogie devra être repensée de A à Z. Le niveau attendu nécessitera toujours une préparation des plus sérieuse pour tirer profit de ce qui sera proposé par la Faculté, sinon pour pouvoir franchir le fossé entre la terminale et la PACES.

Le baccalauréat ne prépare pas suffisamment à la PACES

C’est un fait que le bac, fût-il scientifique, ne prépare pas suffisamment à la PACES (maintenue pour la rentrée prochaine, rappelons-le). C’est pour cela que qu’un accompagnement dés la terminale peut s’avérer très utile. Certains étudiants font le choix d’une « année blanche » pour mieux se préparer. C’est vrai des étudiants issus de filières autres que scientifiques, ou avec un résultat jugé trop juste en S. Mais on rencontre aussi en prépa, des bacheliers qui préfèrent augmenter leurs chances de réussite face à l’interdiction du redoublement. Tout cela ne changera pas du jour au lendemain.

Par ailleurs, on voit mal comment la récente réforme du bac, et à présent celle de la PACES, supprimeraient le « fossé » entre le lycée et la première année des études de santé.

C’est la fin d’une certaine forme d’évaluation, mais pas des études…

D’un point de vue pédagogique cela va changer la donne. En particulier du point de vue de la motivation des étudiants. Loin de la concurrence exacerbée, on devra recentrer les étudiants sur la maitrise des contenus et la comparaison « face à soi même », au lieu de devoir travailler en concurrence avec les autres. Ceci sera moins risqué pour l’estime de soi des étudiants et permettra de lever certains freins à l’apprentissage, que nous constatons très (trop) fréquemment dans les prépas. En clair les étudiants vont chercher à améliorer leurs propres performances, là où le système de concours avec numerus clausus les obligeait à faire mieux que les autres. Attention cela ne rendra pas plus facile les études de santé pour autant, mais peut-être sera-t-il plus facile pour ces jeunes de se motiver. Rappelons-le, les études de santé resteront d’un très haut niveau avec ou sans concours. 

Le numerus clausus ne sera supprimé qu’en 2020

Concrètement il reste encore la session actuelle et celle de la rentrée 2019 avant que le mode de sélection pour l’accès en seconde année ne change.

Pour les étudiants inscrits cette année, le redoublement sera encore possible dans de nombreuses facultés avec le mode de sélection actuel, c’est le cas de Rennes par exemple. Il est donc primordial de mettre toutes les chances de son côté pour réussir cette année ou l’année prochaine.

Il y aura un temps d’adaptation à prévoir

On peut imaginer que la mise en place d’un nouveau système de sélection en L2 et L3 ne se fera pas du jour au lendemain, même s’il est calqué sur le modèle « standard » LMD. Cela va dans tous les cas entrainer des adaptations locales pour la mise en place de cette réforme, voire, dans certains cas, le maintien du mode d’évaluation. La fin du numerus clausus ne signifie pas la fin des QCM. Ils sont couramment pratiqués dans d’autres filières universitaires.

On risque fort d’avoir dans un premier temps un numerus apertus, ou une note plancher, qui fonctionnera un peu comme un concours, pour sélectionner les étudiants qui iront en L2. L’ajustement de la note d’admission permettant de sélectionner plus ou moins d’étudiants. C’était d’ailleurs le cas au sortir de 1968, juste avant la mise en place du numerus clausus tel que nous le connaissons. Du reste la faculté de Médecine de Rennes n’augmentera pas le nombre de médecins formés. 

S’agissant de la mise en place d’oraux, là encore il faudra en attendre un calendrier plus précis, avec les attendus pour chaque faculté. Mais en soi, ce ne sera pas un problème pour proposer un entrainement à l’oral aux étudiants qui font le choix de prendre une prépa. ce sera même un plus pour travailler cette épreuve souvent jugée difficile par les jeunes.

La suppression du numerus clausus était prévisible.

Ce sujet était régulièrement abordé dans la presse, spécialisée ou pas, et dans les programmes de plusieurs candidats. Si l’on peut s’étonner de la vitesse avec laquelle le numerus clausus sera supprimé, on ne peut pas être totalement surpris par sa suppression. Quoi qu’il en soit les prépas sauront s’adapter car le besoin d’accompagnement et de préparation dans des études compliquées et très sélectives restera toujours d’actualité.

Jean-François Besse

ingénieur pédagogique

responsable des Cours Paviot, Etudes médicales, Rennes


La prépa des Cours Paviot saura-t-elle s’adapter à ce changement historique ?

Clairement OUI !

Nous adaptons notre pédagogie aux besoins des étudiants

Ce n’est pas la première réforme que les Cours Paviot connaissent depuis 1976 !

Cette réforme ne rendra pas les études de santé plus faciles, il est clair que les étudiants auront encore besoin d’aide à l’issue du bac, voire pendant la terminale, pour se mettre au niveau requis en PACES.

Rappelons que nous ne classons pas nos étudiants, que nous les poussons à se regrouper  pour travailler, et que notre objectif est d’asseoir un entrainement intensif sur des cours qui permettent une meilleure compréhension des contenus. Cela facilite l’apprentissage quel qu’en soit l’objectif.

Les Cours Paviot ont toujours fait appel à des professeurs de l’enseignement supérieur

Aux Cours Paviot, nous avons toujours fait appel à des professeurs qui maîtrisent les contenus et la pédagogie.

La maîtrise et la transmission des contenus restent les atouts indispensables de nos professeurs. Ils ne sont pas là pour « rédiger des colles » mais pour enseigner et accompagner les étudiants en petits groupes, voire de façon individualisée, face aux matières enseignées à la faculté en cours magistraux impersonnels. Les étudiants sont  à même d’aider les autres étudiants sur des stratégies de concours et de pur bachotage (c’est d’ailleurs pour cela que nous faisons aussi appel à des étudiant en soutien). Les professeurs apportent une plus value irremplaçable en matière de pédagogie. Nous continuerons plus que jamais à défendre ce modèle.

Notre prépa reste et restera d’actualité!


 

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